Programme de développement pour l’après-2015

Saint-Louis du Sénégal ou le pari de la durabilité

08 juin 2017 par Abdoulaye Mar Dieye

Saint-Louis fait face à de nombreux défis, dont le plus préoccupant est la double menace posée par la montée des eaux et la surpêche. Photo: Eddy Graëff / www.saintlouisdusenegal.com
Alors que la Conférence mondiale sur les océans bat son plein à New York, nous célébrons en ce jour la Journée mondiale de l’océan. Les travaux de la Conférence qui se sont déroulés tout au long de la semaine nous ont rappelé deux vérités fondamentales : la vie sous l’eau, caractérisée par une faune et une flore d’une grande richesse, est extrêmement précieuse mais les moyens de subsistance qui en dépendent sont menacés. Cela est particulièrement vrai le long de la côte ouest de l’Afrique et notamment au Sénégal, un pays où les deux tiers au moins de la population vivent à proximité des zones côtières qui reculent à un rythme alarmant (en moyenne de 1 à 2 mètres par an) en raison de la hausse du niveau de la mer et de l’urbanisation galopante. Peu d’endroits illustrent de manière aussi percutante l’effet combiné de ces difficultés. C’est pourtant le cas de Saint-Louis du Sénégal (ou Ndar en wolof), l’île dont je suis fier de dire qu’elle est ma ville natale. Saint-Louis est un lieu unique, qui a joué un rôle majeur dans l’histoire du Sénégal et de toute la région. Capitale de l’Afrique-Occidentale française de 1895 à 1902 puis capitale du Sénégal, la … Voir

La productivité agricole dans les pays d’Afrique riches en ressources naturelles

05 déc. 2016 par Degol Hailu et Chinpihoi Kingpen

On pourrait légitimement supposer que la productivité agricole est plus élevée dans les pays riches en ressources naturelles. Les revenus tirés de la vente de pétrole, de gaz et de minerais peuvent en effet financer la fourniture de matériel, d’engrais, de systèmes d’irrigation, de crédits et de semences pour les agriculteurs. Toutefois, la productivité agricole reste modeste dans bon nombre des pays d’Afrique qui exportent des matières premières. Pourquoi ? Entre 2003 et 2013, la production agricole dans les pays d’Afrique subsaharienne dépendants des ressources naturelles a connu une croissance annuelle moyenne de 3,6 %, légèrement supérieure au taux de croissance de 2,7 % enregistré par le reste de la région. Les taux de croissance annuels de la production agricole en Angola, au Cameroun et en Zambie ont ainsi atteint plus de 6 % en moyenne, se classant parmi les taux de croissance les plus élevés au monde. Si l’on regarde de plus près l’utilisation des intrants agricoles, cependant, on s’aperçoit que la croissance de la production agricole s’explique non par la productivité, mais essentiellement par l’augmentation de la surface de terres cultivées. Celle-ci s’est accrue de 2,6 % par an pour atteindre au total 103 millions d’hectares, contre 83 millions d’hectares lors de la décennie précédente. Bien … Voir

La TICAD, un forum unique toujours d’actualité

13 juin 2016 par Abdoulaye Mar Dieye, Administrateur assistant et Directeur du Bureau régional pour l’Afrique

La sixième édition de la TICAD, qui se tiendra à Nairobi les 27 et 28 août 2016, sera la toute première organisée sur le sol africain.
La sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), qui se tiendra à Nairobi les 27 et 28 août prochains, devrait attirer plus de 6 000 représentants des gouvernements, des organisations internationales, de la société civile et des organisations du secteur privé. Créé en 1993 pour encourager et promouvoir les partenariats internationaux pour le développement de l’Afrique, ce forum a vu le jour au milieu des « décennies perdues pour le développement » du continent africain, lequel était alors aux prises avec les contraintes des programmes d’ajustement structurel et incapable de reprendre son souffle. En cette fin de guerre froide, les principaux bailleurs de fonds, à l’exception notable du Japon, s’interrogeaient sur la pertinence de l’aide au développement accordée à l’Afrique. … Voir

L’Afrique, une longueur d’avance dans la mise en œuvre des Objectifs mondiaux

10 juin 2016

Grâce à l’Agenda 2063, qui a déjà défini les priorités en matière de développement du continent pour les 50 prochaines années, les pays africains devraient parvenir à intégrer plus facilement les ODD dans leurs programmes nationaux de développement.
L’adoption du Programme de développement durable pour 2030, le 25 septembre 2015, marque le début d’une mission délicate : traduire en actes ces nouveaux engagements. Ces objectifs de développement durable (ODD), à la fois ambitieux et véritablement porteurs de transformation, orienteront le programme d’action mondial en matière de développement au cours des 15 prochaines années. À l’échelle locale, leur mise en œuvre ne va toutefois pas sans dilemmes, car elle nécessite des adaptations au contexte de chaque pays et chaque région. … Voir