Développement durable

Promesse ou péril ? D’ici 2050, l’Afrique comptera 830 millions de jeunes

12 août 2017 par Siddharth Chatterjee, coordonnateur résident des Nations Unies au Kenya et S.E. M. John Dramani Mahama, ancien président de la République du Ghana

De nombreux migrants empruntent le dangereux itinéraire maritime qui mène de l’Afrique du Nord à l’Italie, en quête d’une vie meilleure. Photo: ONU
Le mois dernier, des travailleurs d’organisations caritatives espagnoles ont secouru 167 migrants partis d’Afrique à bord d’une petite embarcation. En 2016, environ 3 800 migrants ont perdu la vie, ce qui en fait l’année la plus meurtrière pour ceux qui se hasardent à traverser la Méditerranée. La plupart savent à quels dangers ils s’exposent, mais cela ne les empêche pas de choisir le risque plutôt que de se résigner à une existence sans espoir dans leur pays. Toutes les 24 heures, sur le continent africain, près de 33.000 jeunes rejoignent les rangs des demandeurs d’emploi et près de 60 % d’entre eux viendront grossir la horde des chômeurs. Selon un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, 70 % des personnes qui quittent leur pays à destination de l’Europe ne sont pas des réfugiés qui fuient la guerre ou les persécutions, mais des migrants économiques en quête d’une vie meilleure. Ce 12 août 2017, nous célébrons comme chaque année la Journée internationale de la jeunesse. La population jeune de l’Afrique croît rapidement et devrait dépasser les 830 millions d’ici 2050. Qu’il y ait là une promesse ou un péril dépend de l’efficacité avec laquelle le continent saura gérer cette explosion démographique. … Voir

Nigéria : stabiliser les communautés vulnérables, une condition essentielle pour réduire la dépendance à l’égard de l’aide humanitaire

05 mai 2017 par Edward Kallon, Coordinateur résident et humanitaire des Nations Unies et le Représentant résident du PNUD au Nigéria

La région du bassin du lac Tchad au Nigéria est au bord de la famine. Depuis sept ans, les insurgés de Boko Haram sèment le chaos au sein des communautés locales, provoquant le déplacement des habitants ainsi que des milliers de morts. Si l’étendue des dégâts est effarante, la situation de vulnérabilité des rescapés est encore plus alarmante. Dans le nord-est du pays, 5,7 millions de personnes, principalement des enfants, ont un besoin urgent de nourriture. Ce nombre va continuer à croître si nous n’agissons pas. À cause du déficit actuel de financement, l’aide humanitaire dont bénéficient aujourd’hui les victimes va bientôt se tarir, mettant en danger la vie de millions de personnes. Nous devons leur venir en aide immédiatement. Cette crise met au jour des vulnérabilités anciennes : la pauvreté et l’exclusion, qui ont un effet aggravant. Avant même qu’elle n’éclate, sept personnes sur 10 étaient déjà en situation d’extrême pauvreté. Comme la majorité des deux millions de personnes déplacées a trouvé refuge dans des communautés d’accueil plutôt que des camps prévus à cet effet, le système existant, déjà fragile, est mis à très rude épreuve. La situation en matière de sécurité ne permet cependant pas à ces personnes de rentrer chez … Voir

Océan d’opportunités, océan de périls

01 mai 2017 par Clotilde Goeman, Conseillère technique régionale pour l’adaptation aux changements climatiques

L’accostage de bateaux de pêche toujours plus nombreux sur les côtesi déplace le sable et cause l’érosion des plages. Photo: PNUD / Clotilde Goeman
Sur la côte occidentale d’Afrique, l’océan est indispensable à la vie depuis des milliers d’années : il apporte nourriture, emplois, et des barrières côtières qui protègent la terre, nettoient la mer et créent un écosystème plus durable. Dans certains pays comme le Sénégal, où 66% de la population vit dans des zones côtières, l’océan est la base de tout. Mais le changement climatique provoque entre autres l’élévation du niveau de la mer, la dégradation des stocks de poissons et l’érosion des côtes. En plus de la forte croissance de la population et de la diminution de productivité des terres agricoles - causée par la salinisation des sols - les communautés côtières dépendent de plus en plus des ressources de la mer pour assurer leur survie. Cela entraîne une pêche intensive et non durable près des zones côtières où les poissons se reproduisent, le débarquement sur les rivages de flottes de bateaux de pêche sans cesse plus nombreuses, ce qui déplace le sable et cause l’érosion des plages. Les mangroves et autres protections naturelles sont coupées pour en faire du bois de chauffage, et le secteur de la construction extrait du sable pour édifier de nouvelles habitations. La République démocratique du Congo … Voir

Mettre fin à la violence envers les femmes : la voie à suivre en matière de développement humain

25 nov. 2016 par Angela Lusigi, Conseillère stratégique, PNUD Afrique

 Une participation féminine accrue aux prises de décisions contribue à la stabilité et à la paix dans les sociétés. Photo: PNUD
Une participation féminine accrue aux prises de décisions contribue à la stabilité et à la paix dans les sociétés. … Voir

Formaliser le secteur du diamant artisanal en République centrafricaine

18 juil. 2016 par George Lwanda, Conseiller en politique extractives au Centre de serive régional du PNUD pour l'Afrique

La paix et le développement sont possibles en République centrafricaine (RCA). Les riches ressources naturelles du pays devraient servir de rampe de lancement à son développement. Cependant, l’État n’est pas encore parvenu à réglementer efficacement l'accès à ces ressources ni leur exploitation, avec pour conséquence une réduction notable de sa base de revenus et un déficit budgétaire tellement énorme que le Gouvernement peine à payer les fonctionnaires et se trouve dans l’incapacité d’assurer les services de base. … Voir