Prévention de l’extrémisme violent : la Suède et les Pays-Bas apportent leur soutien à une initiative régionale du PNUD Afrique

7 déc. 2016

Maria Lundberg, Première Secrétaire, Camilla Bengtsson, Responsable de la Section pour la Coopération régionale sur le développement de l'Ambassade de Suède et Vincent Roza, Conseiller politique régional de l'Ambassade du Royaume des Pays-Bas aux côtés du directeur adjoint par intérim du Centre de services régional du PNUD pour l’Afrique, Gerd Trogemann, et du coordinateur régional de programmes, Mohamed Yahya. Photo : PNUD

Les Gouvernements de la Suède et des Pays-Bas ont respectivement accordé un financement de 3,3 millions de dollars US et de 800 000 dollars afin de soutenir l'initiative régionale du PNUD pour la prévention et la lutte contre la montée de l’extrémisme violent en Afrique, à travers le prisme du développement humain.

Ce projet avait préalablement bénéficié d’une contribution de 2 millions de dollars du Gouvernement du Japon.

« L'extrémisme violent constitue un péril croissant pour le développement de l'Afrique et il a un impact dévastateur en particulier sur les vies des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les enfants », a déclaré Mohamed Yahya, coordinateur régional de programmes du Bureau régional du PNUD pour l'Afrique. « Ces financements nous permettent non seulement de remédier aux causes directes et sous-jacentes de l'extrémisme violent mais ils nous aident également à atteindre les Objectifs mondiaux pour le développement durable. »

Lancé en novembre 2015, ce projet de 65,7 millions de dollars, conduit sur une période de quatre ans, intitulé Prévenir l’extrémisme violent en Afrique et y faire face : une approche axée sur le développement a pour but de prévenir et de lutter contre les causes profondes de l'extrémisme violent à l'échelle régionale et dans plusieurs pays - ceux qui sont directement touchés par des actes extrémistes violents tels que le Kenya, le Mali et la Somalie, et ceux qui en subissent les répercussions, tels que le Cameroun et le Tchad.

Au niveau régional, le PNUD Afrique a entamé une collaboration avec la Commission de l'Union africaine en vue d’actualiser leur stratégie de lutte anti-terroriste.

Les États-membres de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et le Gouvernement de la Tanzanie participent également au projet pour élaborer une nouvelle stratégie de prévention et de lutte contre l'extrémisme violent.  L'IGAD compte parmi ses membres, Djibouti, l'Éthiopie, la Somalie, le Soudan, l'Ouganda et le Kenya. Des consultations nationales ont été menées et plus de 500 personnes ont été interrogées dans l’optique de ladite stratégie.

Face à l’extrémisme violent qui touche le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo, le Kenya, le Niger, le Nigéria et le Sénégal, des actions ont également été lancées pour renforcer la résilience des communautés.

L'extrémisme violent a eu des conséquences dramatiques du point de vue social et économique, pour l'ensemble du continent. Des recherches conduites par le PNUD indiquent qu’environ 33 000 personnes ont été tuées lors d'attaques terroristes au cours de ces cinq dernières années. Des groupes tels que Boko Haram au Nigéria et Al Shebab en Somalie ont contraint des centaines de milliers de personnes à fuir leur foyer, ce qui a eu pour effet d’accroître l’instabilité dans la région.

L'initiative du PNUD est l’aboutissement des consultations d’experts menées avec des partenaires, notamment l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Communauté économique des États de l’Afrique de l'Ouest (CEDEAO), des groupes confessionnels, des organisations de la société civile, des partenaires de financement et d’autres organismes des Nations Unies. Elle s'inscrit dans le cadre du Plan d'action du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention de l'extrémisme violent, initié en janvier 2016, sous l’impulsion de Ban Ki-moon.