La Perruche de Maurice n'est plus en voie de disparition

13 avr. 2016

En 1995, il n'y avait plus que 9 Perruches de Maurice recensées dans le monde entier, et l’espèce était considérée en voie de disparition.

Aujourd'hui, elles sont 700 sur l’île, et 29 oiseaux ont été relâchés récemment dans la vallée de Ferney, une réserve naturelle sur la côte est du pays.

Cet événement fait partie d'une initiative visant à transformer la vallée de Ferney en un habitat approprié pour les oiseaux, mais aussi en centre de sauvegarde de la biodiversité génétique du pays et de sensibilisation pour les générations futures.

Cet objectif sera atteint en améliorant la qualité de l'habitat et en réintroduisant des espèces d'oiseaux endémiques telles que la Perruche de Maurice, le pigeon rose, le merle menuisier, et le “ paradise fly-catcher”; toutes espèces menacées.

« C’est une étape importante et encourageante pour notre objectif de préserver et d'améliorer la biodiversité mauricienne », a déclaré Arnaud Dalais, président de CIEL Limited, une entreprise privée partenaire du projet. « Aujourd'hui nous célébrons aussi les hommes et femmes qui croient au développement durable et s'engagent pleinement à la défense environnementale ».

Le projet est soutenu par le Programme de microfinancements du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et du PNUD, et un partenariat public-privé entre le Gouvernement, CIEL Limited et le service des parcs nationaux et de conservation du pays. Les partenaires d'exécution comprennent la Mauritian Wildlife Foundation en partenariat avec le Conservation Trust  de la vallée de Ferney.

Le Représentant résident du PNUD, Simon Springett, a signalé que de nouvelles espèces de plantes rares avaient été découvertes lors de  la mise en oeuvre du projet, certaines en danger. « Le PNUD est fier d'être associé à leur découverte, propagation et conservation ».

« Les personnes impliquées dans ce projet vont des ouvriers aux éco-guides, étudiants, activistes et chercheurs », a déclaré Pamela Bapoo-Dundoo, coordonnateur national du programme. C’est l'occasion pour eux d'acquérir de nouvelles compétences en ce qui concerne la gestion des zones protégées, et l'élevage en captivité des oiseaux ». Le projet a également fourni plusieurs emplois verts. »

Deborah de Chazal, directrice de la Mauritian Wildlife Foundation, a exprimé sa satisfaction « que ce projet soit un succès grâce à la la collaboration étroite entre les propriétaires du site, les bailleurs de fonds et les partenaires de la conservation, y compris les parcs nationaux. »

Le coût total du projet est de 541 000 dollars EU sur quatre ans. Le soutien financier est fourni par le Programme de microfinancements du FEM-PNUD, le groupe CIEL, et d'autres partenaires tels que le Durrell Wildlife Conservation Trust (DWCT), le North of England Zoological Society (Chester Zoo) et HSBC. La Mauritian Wildlife Foundation est bénéficiaire du projet et engage ou supervise les activités de conservation, qui vont de la réintroduction et la gestion d’espèces d'oiseaux endémiques, à l'éducation à la conservation et la restauration des habitats.

Contact

A Port Louis: Pamela Bapoo-Dundoo :  pamela.bapoo.dundoo@undp.org