La CIEA 2017 appelle à faire fonds sur la dynamique de l’émergence et institutionnalise sa plateforme d’échange de connaissances et de pratiques

31 mars 2017

A l’issue de la cérémonie de clôture les représentants de certains pays et organisations se sont vus remettre un prix en reconnaissance de leur importante contribution au succès de la conférence. Photo : PNUD Côte d'Ivoire

Abidjan, le 31 mars 2017 — La seconde édition de la Conférence Internationale sur l’Émergence de l’Afrique (CIEA) a pris fin après trois jours de débats placés sous le thème de la mise en œuvre des plans d’émergence sur le continent.

La CIEA 2017 avait ouvert ses travaux le mardi 28 mars, après la cérémonie d’ouverture présidée par SEM Alassane Ouattara Président de la République de Côte d’Ivoire, en présence des Présidents Alpha Condé de Guinée, Ellen Johnson Sirleaf du Libéria, Macky Sall du Sénégal et du Président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina.

Parmi les temps forts de la conférence, trois sessions plénières, animées respectivement par le PNUD, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, furent l’occasion de faire le point sur les avancées réalisées depuis la première édition de mars 2015, notamment dans le domaine des trois piliers de l’émergence, à savoir la mise sur pied d’un état développementiste, la bonne gouvernance, et la  transformation structurelle de l’économie.

Présentant lors de la plénière de haut niveau, les conclusions d’une étude du PNUD sur les diverses stratégies et voies empruntées par 13 pays africains vers l’émergence, le Directeur du Bureau régional pour l’Afrique Abdoulaye Mar Dieye, a déclaré que cette dynamique ne pouvait se maintenir qu’à la condition que les pouvoirs publics n’œuvrent en faveur d’une plus grande mobilisation des ressources, de l’innovation, de l’intégration régionale, et d’un participation inclusive des femmes et des jeunes. « L’émergence n’est pas seulement une question des acteurs de l’État. Les acteurs non-étatiques doivent être inclus dans ce processus », a déclaré Abdoulaye Mar Dieye.

Le rôle clé de la bonne gouvernance des institutions publiques en matière d’atteinte des objectifs d’émergence fut soulevé lors de la seconde session plénière par Mme Chiara Bronchi, Chargée des questions de gouvernance à la Banque mondiale. Citant le récent Rapport mondial sur le développement lors son intervention, Mme Bronchi a souligné l’importance de trois  éléments clés que sont l’ « Engagement, la coordination et coopération »  (en anglais les « 3 C » Commitment, Coordination, Cooperation)  pour assurer la mise en œuvre et le suivi de politiques d’émergence par tous les acteurs concernés.

La troisième plénière, animée par la BAD, fut l’occasion de souligner le rôle crucial de l’industrie manufacturière comme moteur d’une croissance inclusive et d’une prospérité partagée. A cet effet, les participants ont préconisé la poursuite de réformes visant à améliorer l'environnement des affaires et à accroitre les investissements dans les infrastructures d'énergie, de transport et les TIC, et l’amélioration des compétences, de l'entrepreneuriat et des technologies de production.

Fort de la nouvelle dimension prise par la conférence, qui a enregistré cette année la participation de 800 personnes et de 45 délégations, notamment du Chili, de la Chine et de Singapour, les organisateurs ont appelé de leurs vœux une institutionnalisation plus poussée de la plateforme d’échange de connaissances et bonnes pratiques que constitue la CIEA.

La ministre ivoirienne du Plan et du Développement, Kaba Nialé avait situé les enjeux de l’édition 2017 de la CIEA. « L’Afrique après plus d’une décennie de croissance économique a décidé de prendre en main son destin en adoptant des plans d’émergence volontaristes et pertinents (…) que cette conférence aboutisse à des initiatives qui impactent positivement la vie des populations africaines ».

Le Gouvernement ivoirien, en consultation avec ses pairs, a annoncé à l’issue de la conférence la mise à disposition des locaux à Abidjan qui abriteront le siège du nouveau  Secrétariat régional exécutif de la CIEA ; l’instauration d’un principe de rotation des conférences biennales sur l’émergence ; et la mise en place d’un centre de veille stratégique, associant acteurs de la société civile et Secrétariat régional exécutif.

A l’issue de la cérémonie de clôture les représentants de certains pays et organisations se sont vus remettre un prix en reconnaissance de leur importante contribution au succès de la conférence.

La troisième Conférence Internationale sur l’Émergence de l’Afrique se tiendra en 2019 à Dakar.

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À Abidjan : Youssouf Diarra, Spécialiste en communication, youssouf.diarra@undp.org
À New York : Lamine Bal, Spécialiste en communication,
lamine.bal@undp.org