Dans l’une de ses principales conclusions, le rapport indique que 23,7 % seulement des populations en Afrique avaient accès à des sources d’eau de boisson gérées en toute sécurité, soit à peine le tiers de la moyenne mondiale de 71 %. PHOTO: PNUD Benin

Kigali, Rwanda – Le dernier rapport sur le développement durable en Afrique exhorte les gouvernements à renforcer leurs capacités de planification urbaine afin de gérer le potentiel des villes de la région, en pleine expansion, et de relever les défis environnementaux, notamment le changement climatique, la sécheresse et les inondations.

Le Rapport sur le développement durable en Afrique 2018 intitulé « Vers un continent transformé et résilient » a été lancé mardi 4 décembre lors d’un événement spécial tenu en marge de la 13ème Conférence économique africaine à Kigali, au Rwanda.

Dans l’une de ses principales conclusions, le rapport indique que 23,7 % seulement des populations en Afrique, hors Afrique du Nord, avaient accès à des sources d’eau de boisson gérées en toute sécurité, soit à peine le tiers de la moyenne mondiale de 71 %. Ce chiffre concernant l’Afrique est faible au regard des normes mondiales et recouvre d’importantes variations dans la couverture entre les pays et au sein de ceux-ci.

Le Rapport sur le développement humain en Afrique 2018 fait état de l’amélioration de l’accès à l’électricité sur le continent, quoique à un rythme inférieur à celui de la croissance démographique mais indique que le potentiel du continent en sources abondantes d’énergies renouvelables reste largement inexploité.

L’Afrique est la région du monde qui connaît l’urbanisation la plus rapide. Cependant, elle n’en tire pas encore pleinement les bénéfices. L’efficacité énergétique s’améliore mais la dépendance à la biomasse entrave les progrès. L’Afrique surpasse la plupart des régions du monde en matière de conservation et d’utilisation durable des ressources montagneuses.

Le Rapport constate que des pays tels que l’Afrique du Sud, le Kenya, le Maroc et la Tunisie, qui se classent parmi les premiers en Afrique au regard des indicateurs des sciences, de la technologie et de l’innovation, investissent une part relativement plus importante de leur PIB dans la recherche et le développement que le reste des pays d’Afrique subsaharienne et fournissent des incitations au secteur privé pour qu’il participe à l’effort de financement de la recherche.

Ce Rapport est une publication annuelle conjointe de la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), la Banque africaine de développement (BAD) et le Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

S’exprimant au nom des différentes organisations qui ont corédigé le Rapport, les intervenants qui assistaient au lancement ont émis les commentaires suivants :

 

Victor Harison, Commissaire aux Affaires économiques de l’Union Africaine a déclaré : « Il est urgent pour l’Afrique de gérer de manière durable ses diverses ressources naturelles, y compris la terre et l’eau pour l’agriculture, les forêts, les minéraux, le pétrole et le gaz ».

Chidozie Emenuga, Directeur de l’Institut africain de développement du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a déclaré : « Ce rapport définitif décrit clairement les tendances, les opportunités et les défis auxquels le continent doit faire face en vue d’atteindre ses objectifs de développement. La contribution de la BAD au Rapport s’accorde avec notre rôle de partenaire dans l’échange des connaissances qui consiste à favoriser le développement de nos États membres dans la région ».

Adam Elhiraika, Directeur de la Division des politiques macroéconomiques à la CEA a déclaré : « L’Afrique a progressé dans les six domaines visés par le Rapport, mais il reste encore beaucoup à faire. Le Rapport est crucial car il nous oriente dans la bonne direction alors que nous cherchons à accélérer les progrès dans la réalisation des ODD en vue d’éliminer la pauvreté, de lutter contre le changement climatique et de construire des sociétés pacifiques et inclusives pour tous d’ici 2030 ».

Ayodele Odusola, Économiste principal et Chef de l’Équipe Stratégie et analyse au sein du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique a déclaré : « Les systèmes d’innovation robustes qui sous-tendent l’urbanisation et l’assainissement nécessitent une infrastructure solide reliant la communauté scientifique et les chercheurs au secteur privé et au gouvernement. Cela est également essentiel pour la réalisation des Objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 ».

Cette année, le rapport a mis l’accent sur cinq Objectifs de développement durable du Programme 2030 : l’ODD 6 - Eau propre et assainissement ; l’ODD 7 - Énergie propre et d’un coût abordable ; l’ODD 11 - Villes et communautés durables ; l’ODD 12 - Consommation et production responsables ; et l’ODD 15 - Vie terrestre. Il a également insisté sur les objectifs connexes énoncés dans l’Agenda 2063, le cadre de développement de l’Union africaine. Le Rapport sur le développement humain en Afrique 2018 comprend également un chapitre sur le rôle des sciences, de la technologie et de l’innovation en tant que moyen important de mettre en œuvre l’ODD 17 : Partenariats pour la réalisation des objectifs.

Le Rapport sur le développement durable en Afrique est la seule publication annuelle qui assure simultanément le suivi des performances du continent en ce qui concerne les deux programmes en utilisant le Cadre de résultats continental approuvé par les Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine.

 

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Pour plus d’informations sur le Rapport sur le développement durable en Afrique 2018, veuillez consulter le site Web à l’adresse suivante : uneca.org

Pour plus d’informations sur la Conférence économique africaine 2018, veuillez consulter le site Web à l’adresse suivante : aec2018.org

 

Contacts pour les médias :
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