Allocution d’ouverture de Abdoulaye Mar Dieye lors de l’Atelier régional sur le partage d’expérience du PUDC à Dakar

13 mars 2017

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Premier Ministre,

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement

Mesdames et Messieurs les Ministres de pays représentés,

Mesdames et Messieurs les représentants des Institutions de la République

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Mission Diplomatique

Mes Chers Collègues Représentants des Agences du Système des Nations Unies

Mesdames et Messieurs, Chers participants,

 

Je voudrais tout d’abord adresser au nom du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), mes sincères remerciements à son Excellence le Président Macky SALL, et à son Gouvernement pour avoir bien voulu associer le PNUD à cet important atelier de partage de l’expérience du Programme d’urgence de Développement Communautaire (PUDC) du Sénégal.

Et je me réjouis de la participation de plusieurs délégations ministérielles de pays amis ; participation qui traduit la forte résonance du PUDC, au-delà des frontières du Sénégal, et qui consacre, au demeurant, le caractère de modèle de référence d’une telle initiative.

 

Mesdames et Messieurs,

S’il est vrai que l’Afrique a amorcé un redressement économique spectaculaire, au cours des 15 dernières années, après deux décennies de développement dit perdues dans les années 80 et 90, une telle performance, pour être irréversible et pour s’amplifier davantage devrait reposer beaucoup plus sur les ressorts internes des économies nationales et avoir un impact direct, rapide et massif, sur l’ensemble de la population et des espaces territoriaux urbains et ruraux.

Le Sénégal l’a bien compris, et en ce sens il est pionnier, en mettant en œuvre une stratégie de transformation structurelle et d’inclusion, qui repose sur un carré magique, à savoir le Plan Sénégal Emergent (PSE) et ses déclinaisons, qui opèrent de façon synergétique et que sont le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA) et le Programme de modernisation des villes (Promovilles).

L’urgence est le dénominateur commun de ces trois programmes.

Et il y’a urgence !

Il y’a urgence, particulièrement en Afrique, car la pauvreté est encore endémique dans beaucoup de pays, et surtout en milieu périurbain et en milieu rural, malgré de fortes croissances économiques.

Il y’a urgence parce que les inégalités se creusent surtout entre milieu rural et milieu urbain.

Il y’a urgence parce qu’il y’a déficit chronique d’infrastructure dans les zones rurales et dans les zones périphériques et frontalières.

La non-résolution de ces urgences est non seulement une tyrannie sur les populations,  mais elle constitue aussi une sérieuse hypothèque sur l’avenir de nos pays et sur le contrat social.

Or donc, seules des actions d’urgence, inscrites dans une perspective de développement à long terme peuvent nous permettre de vaincre la tyrannie de l’urgence ; tyrannie qu’il faut vaincre pour corriger les inégalités, les exclusions et les marginalisations ; lesquelles sont préjudiciables à tout processus de développement durable et a toute paix sociale. Telle est, au demeurant, la philosophie du PUDC ; et l’ingéniosité d’un tel programme réside dans le fait qu’il permet non seulement de satisfaire les impératifs du temps court, c’est-à-dire le temps des réponses aux exigences des populations, à la résolution de leurs problèmes quotidiens et pressants , et à l’amélioration de leurs conditions de vie ; il permet aussi de répondre aux enjeux du temps long, c’est-à-dire, le temps de construction des structures et des infrastructures permettant à ces mêmes populations d’être des acteurs actifs du développement de leur milieu et de contribuer à la transformation structurelle de l’économie. 

Le PUDC est donc un vecteur parfait de promotion, d’accélération et de sécurisation du développement durable et inclusif, gage d’une paix sociale.

Monsieur le Président de la République,

Nous voudrions exprimer ici toute notre reconnaissance et toute notre fierté d’avoir été choisi comme partenaire du gouvernement dans l’exécution de ce programme. Notre accompagnement a porté sur la mise en place d’un système de gestion basée sur les procédures d’urgence, tout en respectant religieusement l’impératif de transparence, d’efficience et d’efficacité. Par ailleurs le réseautage du PNUD au niveau mondial a facilité les échanges d’expériences et le partage de connaissance ainsi que les achats avec de bons rapports qualités/prix au niveau international.
 

Mesdames et Messieurs,

Au regard du résumé des résultats qui nous ont été présentés tout à l’heure, l’on ne peut que saluer une telle performance du PUDC, et avec admiration ; avec admiration parce que cette expérience est inédite ; avec admiration parce l’exécution s’est faite dans des temps record, et sans hiatus ; avec admiration parce que les produits livrés sont de haute facture et les impacts économiques et sociaux s’annoncent durables.

Il y’a aussi, et nous le verrons aujourd’hui et demain, avec la présentation des techniciens du programme, que le PUDC est une voie expresse, la réalisation des Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 ; qui est en forte congruence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi qu’avec les cinq domaines prioritaires ou « Top 5 » de la Banque africaine de développement. C’est en cela que réside la puissance transformationnelle d’un tel programme.

L’expérience du PUDC est ainsi une illustration éloquente que le développement est un marathon qu’il faut courir avec le mental d’un sprinter et un esprit d’innovation.

Une telle expérience, parce qu’elle fait maintenant école, est à labéliser. 

Une telle expérience, parce qu’elle a fait ses preuves, est à émuler.

Je souhaite pleins succès à nos travaux, et je vous remercie.