À propos de l’Afrique subsaharienne

Une région en marche

MonroviaVue aérienne de Monrovia, Libéria

Laissant derrière elle ses décennies perdues, l’Afrique subsaharienne a réalisé de nets progrès sur le plan social, politique et économique depuis le début du XXIᵉ siècle.

 

Elle a connu des transitions démocratiques rapides, qui ont abouti à des gouvernements plus réactifs, plus responsables. Dans l’ensemble, la fréquence des conflits armés semble avoir diminué. La croissance économique régulière et la stabilité macroéconomique sont de retour. Le secteur privé prospère dans le secteur agricole, mais aussi dans les télécommunications, la finance, le commerce de détail, l’immobilier et le bâtiment, tandis que la classe moyenne du continent est en plein essor.

 

En outre, les nouvelles technologies se diffusent rapidement en Afrique, entraînant des progrès considérables dans les domaines de l’information et de la communication. La découverte de pétrole, de gaz et d’autres ressources minières ouvre de nouveaux débouchés. Des améliorations sensibles ont aussi été enregistrées en matière de développement humain. Les niveaux d’extrême pauvreté ont diminué depuis 1999, et les politiques sociales élargies améliorent également les services de santé et d’éducation, notamment à destination des femmes et des filles.

 

La vision de l’Union africaine, qui est de bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, se heurte néanmoins à de nombreux obstacles et difficultés. Les pays africains progressent à des rythmes variables : certains connaissent une croissance forte, accèdent au statut de pays à revenu intermédiaire et investissent dans la diversification économique, l’intégration à l’économie mondiale et le développement humain. D’autres sont encore enlisés dans des conflits ou d’autres crises, et souffrent de pauvreté chronique et d’un manque de capacités.

 

 

Dans de nombreux pays, la croissance économique n’a pas profité aux plus pauvres, et la participation des femmes aux décisions reste très limitée. L’urbanisation rapide empêche les villes de fournir des services tels que le logement, la sécurité, les infrastructures et l’emploi.

 

En outre, de plus en plus de jeunes sont dépourvus des compétences adéquates ou privés de travail. Le changement climatique et les catastrophes d’origine naturelle ou anthropique risquent de réduire à néant les progrès accomplis de haute lutte en matière de développement, et l’accès limité à une énergie abordable et durable freine la productivité.