Sauvegarder la diversité de la flore et de la faune au Burundi

Un riverain travaille la terre
Un riverain du Parc de la Ruvubu participe au reboisement des collines pour lutter contre la déforestation et l'érosion des sols. Photo : PNUD Burundi / Patrice Brizard

Le Parc national de la Ruvubu, au nord-est du Burundi, est le plus grand écosystème protégé du pays. D’une superficie de plus de 50 000 hectares, il abrite des espèces rares de plantes et d’animaux tels que le buffle. Néanmoins, cet écosystème est menacé par le braconnage, les feux de brousse, la coupe du bois et la pression démographique des populations riveraines du parc, dont plus de 90% vit de l’agriculture.

À retenir

  • Depuis son lancement en 2009 au Burundi, le programme de micro-crédit du PNUD/FEM a déjà financé 43 projets pour sauvegarder la biodiversité.
  • Le Burundi est un des pays les plus densément peuplés de l’Afrique, où la population dépend à 90% de l’agriculture.
  • Plus de 100 comités d’appui à la gestion participative des aires protégées ont été mis en place.

« L'appauvrissement des terres agricoles a incité les habitants à exploiter illégalement de petites portions du parc » explique Alexis Nikiza, biologiste à l'Association de protection des ressources naturelles (APRN), qui travaille avec les villages avoisinant le parc.

Pour sensibiliser et intégrer les communautés locales dans la gestion des ressources naturelles du pays, le Gouvernement du Burundi, le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et le PNUD cofinancent un projet de conservation de la biodiversité. D’une durée de 4 ans et financé initialement à hauteur de 3 millions de dollars EU, l’initiative a pour but de renforcer la protection et la gestion participative des parcs nationaux, soit environ 65% des aires protégées du pays.

Depuis le début du projet en 2011, plus de 100 comités d’appui à la gestion participative des aires protégées ont été mis en place. En coopération avec l'Institut national pour l'environnement et la conservation de la nature et l’administration locale, des habitants des populations riveraines patrouillent chaque jour dans le parc pour lutter contre le braconnage. Des ateliers de sensibilisation contre les méfaits des feux de brousse et du braconnage ont été menés auprès de milliers de riverains et les terres agricoles autour du parc ont été aménagées avec des méthodes anti-érosion comme la mise en place de courbes de niveau.

L'APRN finance aussi la mise en œuvre de micro-projets en faveur des riverains du parc avec l’appui du PNUD. Plus de 600 ménages ont ainsi été équipés de foyers de cuisson améliorés, ce qui a permis de réduire de moitié la consommation de bois de chauffage : « le bois que j’utilisais pendant trois jours avec le foyer traditionnel peut me servir pendant six jours, ou même plus. Maintenant, je fréquente rarement le parc à la recherche de bois », explique Domine Ntahomvukiye, une bénéficiaire.

Un autre volet de ces projets vise à former les villageois aux techniques de production et plantation d’arbres pour le reboisement. Près de 200 000 espèces végétales, dont certaines menacées de disparition, ont été replantées. « Tout le monde profite du projet. On ne voit plus de terres arides, sans arbres, on ne voit que de la verdure, » confie Pascal Munambo, un villageois.

A cette prise de conscience des populations habitant autour du parc de la Ruvubu s’ajoute la volonté du gouvernement de mettre en œuvre les objectifs de la Convention sur la Diversité Biologique en impliquant toutes les parties prenantes dans l’élaboration d’un plan d’action et d’une stratégie nationale.

Le projet appuie en outre l’élaboration de différents systèmes de valorisation pour payer les services des écosystèmes et pour définir une stratégie de génération de revenus alternatifs pour les communautés riveraines.

* Cet article est basé sur les contributions des étudiants en communication de l'Université Lumière de Bujumbura dans le cadre d'une initiative du PNUD avec le soutien du FEM.

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